Samedi matin, un hélicoptère militaire et des hommes armés se sont introduit à Athira, laissant la population contempler un étrange balai.

Le réveil a été agité, pour bon nombre d’habitants d’Athira, l’une des trois plus grandes villes du pays. Samedi matin, entre 5 et 7 heures du matin, c’est d’abord le bruit d’un hélicoptère qui a attiré l’attention. Jusqu’ici, rien d’anormal : la ville est située à proximité immédiate de l’aéroport international, dont la forte activité n’est plus à présenter.

Mais au fur et à mesure de quelques hésitations des pilotes, voilà que l’appareil se rapproche dangereusement du sol. Certains auraient pu penser à une panne, mais les plus avertis auront vite compris qu’il s’agissait d’un vol de surveillance, l’appareil n’hésitant pas à passer aux quatre coins de la ville.

Cerclé de rouge, l’hélicoptère surveillant la ville. DR/LGL

Si certains auraient pu maugréer contre un énième exercice de la Gendarmerie de l’air, il n’en fut rien : ledit hélicoptère n’était pas aux couleurs gouvernementales, mais bien un appareil importé illégalement dans le pays.

Et finalement, après plusieurs dizaines de minutes d’hésitation, voilà que le pilote décide de prendre tous les risques… Et de se poser au milieu d’un carrefour majeur de la ville. Heureusement, à de pareilles heures, il n’y a que peu de monde sur les routes.

Ce qui n’empêche pas une berline sable de s’approcher à toute vitesse. Un homme lourdement armé en sort, masqué et en treillis militaire. Sans plus se presser, il monte à bord de l’hélicoptère et le fait démarrer. Repartant en rase-mottes au beau milieu d’Athira.

L’hélicoptère, au moment de repartir. DR/LGL

Contactée, la Gendarmerie nationale n’a pas été en mesure de répondre dans les délais imposés par la rédaction. On peut toutefois supposer qu’une rigoureuse enquête sera menée, car si l’événement n’a provoqué aucun mort ni blessé, il a ravivé de récents souvenirs pour les habitants.

Un témoin, sous couvert d’anonymat, a bien cru “qu’il s’agissait des mêmes racailles qui s’en sont pris à Kavala”. Aux alentours de 10 heures, on comptait quelques mouvements de foule agitéss, certaines familles préférant quitter Athira tant que la situation n’aura pas été clarifiée. Sans doute par peur de voir la ville elle-aussi victime d’un attentat dévastateur…